Titre : Ça dure une éternité et un jour c'est fini
Auteur : Anne De Marcken
Editeur : Les corps Conducteurs
Genre : Contemporain, Fantastique
Date de publication : 1er avril 2026
Nombre de pages : 160
Prix : 21.50€ (Papier) - 14.99€ (eBook)
Dans un monde où les frontières entre la vie et la mort se sont effacées, une femme sans nom se réveille dans un hôtel délabré. Privée de son bras gauche, cette narratrice est d’un genre particulier, et pour cause : c’est une zombie. Hantée par le souvenir d’une femme aimée jadis, entourée de morts-vivants amnésiques, elle tente de préserver l’éclat de ses souvenirs tandis que la faim – physique comme existentielle – la pousse vers ses propres limites. Guidée par un étrange corbeau, elle décide de se lancer dans un voyage à travers des paysages désolés, pour rejoindre un lieu mystérieux : un bord de mer où elle a autrefois vécu une histoire d’amour. Jusqu’où peut-on aller pour ne pas oublier ? Quand tout s’effrite, que reste-t-il de l’identité, du lien, de l’espoir ? La narratrice devra affronter ses vérités, alors que l’océan l’attend.
J'avais repéré ce livre lors de la rédaction de mon article sur les sorties du mois d'avril. Il me tentait beaucoup par son résumé et la maison d'édition a gentiment accepté de m'en faire parvenir un exemplaire en service-presse.
On suit une narratrice devenue zombie. Installée dans un hôtel avec d'autres morts-vivants qui découvrent, eux aussi, leur nouvelle condition. Elle a perdu un bras, la faim est constante, et elle se pose de nombreuses questions. Alors que les zombies sont censés être amnésique, elle conserve un unique souvenir : celui d'une femme qu'elle a aimée.
Mais le jour où elle trouve un corbeau mort et le glisse dans ses entrailles, tout bascule. Un étrange lien se crée entre eux. Animé par le désir de préserver ce souvenir d'amour et de retrouver quelques brides de sa vie passée, elle entreprend un voyage vers le bord de mer.
Lorsque j'étais vivante, j'imaginais que la fin du monde aurait quelque chose de rédempteur. Je pensais que ce serait une sorte de purification. Ou au moins une simplification. Une rectification par la réduction. J'imaginais les villes désertes, les territoires récupérés.
C'était l'avenir. C'est le présent, désormais.
La fin du monde ressemble exactement à tes souvenirs. N'essaye pas d'imaginer l'apocalypse. Rien n'a changé.
Avec une plume vraiment très belle, le roman oscille entre humour noir, parfois macabre, scènes grotesques et passages d'une très grande poésie.
C'est un texte assez inclassable, très contemplatif et volontairement très lent, qui se concentre avant tout sur les émotions de la narratrice.
Le livre aborde des thématiques fortes comme la mémoire, le deuil ou encore l'identité.
Est-ce que je suis venue ici avec toi ? Sommes-nous venues par ici ? Ce qui m'est familier pour l'avoir déjà vu, et ce qui fait simplement partie d'une histoire familière. Ce qui est remémoré et ce qui est reçu. Ce qui est étrange parce que j'ai oublié, ou parce que c'est nouveau, ou parce que cette fois je suis à pied, ou par que cette fois je suis sans toi.
J'ai apprécié cette lecture, même si elle m'a déroutée, car je ne suis pas du tout une habituée aux romans aussi contemplatifs.
Ici, on ne suit pas une intrigue classique, mais plutôt un cheminement intérieur, celui de notre héroïne qui doit faire le deuil de sa vie passée et décider ce qu'elle veut faire de son nouveau statut de zombie.
En bref, un roman inclassable et très contemplatif qui aborde des thématiques fortes comme la mémoire, le deuil ou encore l'identité.

.jpg)


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire